Mercredi soir, retour à Paris après 3 jours de dure labeur à Munich. Après avoir dû patienter 1h30 dans le trafic retour de CDG pour rentrer à Montmartre, j’ai fait le choix de prendre systématiquement une moto taxi à l’avenir. Trafic ou non, cela me prendra désormais 21 minutes pour rentrer chez moi, sois une heure de plus (très précieuse) pour moi. Quel bonheur ces motos-taxi, une merveille de machine et le grand air.
Après avoir déposé ma valise chez moi, pas le temps de souffler, je rejoins NoLimit au Café Arrosé, au menu une bonne salade césar, une bouteille de bourgogne et un bras de fer avec le boucher de Montmartre qui m’a quasiment arraché le bras
Après mon repas, direction la maison pour regarder le 7e match Pens-Habs. Mon objectif était de me coucher après le premier engagement mais j’ai été pris dans la folie des séries et la magie de ce match. Je me suis finalement endormi à 4minutes de la fin du match…
Jeudi, jour férié en France, réveil pénible à 9h, je travaillais de la maison pour me préparer pour le meeting de vendredi à Londres. Pas le temps de défaire refaire la valise, j’enfile un costard, une belle chemise et hop je repars vers la Gare du Nord pour shopper l’Eurostar. Très à la bourre, je réussi à me faufiler à la dernière minute et je cours vers le train quand j’entends une demoiselle m’interpeller derrière moi. Je jette un œil et je reconnais Jessica et Wass, deux amis canadiens-parisiens, qui, non seulement sont dans le même train, mais sont aussi à la bourre, tout comme moi !
Nous en profiterons pour discuter en chemin pour Londres dans le wagon restaurant pendant une petite heure
Une fois à Londres, vers 21h, je marche de San Pancreas vers mon Hôtel à Euston. 5 minutes de marche top chrono et je suis bien au chaud dans mon hôtel. Je dois rejoindre mon ami Tony et son frère que je n’ai plus revu depuis 10 ans. Je suis tellement fatigué que ça me prends tout le courage du monde pour me décider à y aller. Je décide de partir à pied et les 15 minutes de marche pour me rendre à Camden, me réveilleront un peu… Rendez-vous étai donné au Bar du Gilgamesh, Restaurant Thaï - Lounge à tester, 020 7482 5757, Camden tube station. Après une quick bonne bouffe, retour en taxi à l’hôtel et dodo à 23h, je suis mort.
J’avais rendez-vous en banlieue de Londres à 8h30, départ de l’hôtel à 7h30, Londres m’a réservé son plus beau soleil ! J’arrive à l’heure et le meeting est bouclé à 17h J’ai rendez-vous à Oxford Circus avec une ex-collègue de San-Fransisco qui vient de s’installer à Londres. Elle va voir une pièce de théâtre à 19h30. Je la rejoins devant un Pub où elle boit une Pinte avec son copain. Deux pintes plus tard, leur pièce commence et je décide de partir vers Piccadilly Circus à pied où je tombe par hasard sur un super restaurant bon beau pas trop cher. Le Criterion, 0207 920 0488, son intérieur luxueux et le joueur de Jazz sauront vous charmer tout comme la bonne bouffe fine en bouche.
Après une bonne petite bouffe, direction Leicester square, toujours à pied, où je n’ai pas su résister à une petite partie de poker au Empire Casino… Après une heure de jeu, j’ai encore été victime d’un bad beat.. Flop J82, j’ai J8, all-in 100 pounds, un mec me suit, turn 4, flop 10… L’autre joueur a J10… Un peu déçu, je quitte le casino et je rejoins des amis pour quelques pintes au pub O Neills avant de rentrer à l’hôtel.
Samedi matin, réveil vers 10h et direction San Pancreas pour le retour à Paris. A mon arrivée, je constate avec surprise qu’il y a des milliers de personnes bloquées devant les gates… Tous les trains sont retardés pour cause d’alerte à l’incendie dans le Channel tunnel. Je décide donc de petit déjeuner chez Paul et de rester calme. Vers 12h, après plus d’une heure d’attente au resto, je me décide enfin de rejoindre les milliers de personnes qui font la file depuis des heures. On annonce que le train de 9h25 va partir, le mien est loin derrière, 5 ou 6 trains, départ initialement prévu à 11h30.
Comme par magie, un employé fort sympathique d’Eurostar croisera mon chemin et me sauvera une dépression. Je lui demande où en sommes-nous, quand partirai-je ? Il me demande mon billet, et me fais signe discrètement de le suivre. Je passe devant tous ces gens qui attendent et je l’attends tout au devant de la file. Il s’informe et revient en me disant qu’il ne peut rien faire pour moi. Il a la gentillesse de me mettre tout au devant de la file. Je me dis que je dois tenter la méthode du gars sympathique québécois et je lui glisse que c’est triste, je vais louper mon vol pour Montréal de 17h… Que ma maman sera triste, mais que je suis résigné, après tout, tout ça est hors de mon contrôle… Il reprend mon billet, y agrafe un nouveau billet et hop il me fait passer la gate bien qu’elle est fermée. Je passe comme par magie la sécurité qui est elle aussi fermée mais qui ouvre pour moi à la demande de mon sauveur.
Après son départ, je suis bloqué aux douanes, qui sont visiblement aussi fermées. Les douaniers français sont rassemblés et ils discutent en attendant le désengorgement de l’espace boarding. Je vois les gens qui commencent à monter vers le train, j’attends l’annonce du départ éminent, je tente la tactique du mec sympa une deuxième fois. Je fonce vers les douaniers, je sors mon accent québécois des beaux jours, et je demande à un des douaniers s’il aurait un peu de pitié pour un jeune québécois. Un autre douanier, plus vieux et grincheux commence à rouspéter, me dis qu’il y a des milliers de gens dans la même situation que moi. Je lui sors que je suis peut-être le seul qui ratera sont avion pour aller vois sa maman à Montréal (petit mensonge). Il partent à rire et me tamponne mon passeport. Je me faufile dans un wagon first class, et hop je pars pour Paris. Je suis toujours dans le train, il est 15 heure de Paris, nous sommes bloqués pour une heure au moins du coté anglais du tunnel. Je me dis que sans le monsieur m’a fait passé à Londres, j’y serais toujours… Sachant que je repars pour deux semaines à Munich lundi à l’aurore pour deux semaines, je lui suis infiniment reconnaissant…
Si je suis chanceux, je serai de retour à Montmartre ce soir avant la fermeture du pressing et je pourrai récupérer mes chemises, passer une belle soirée à Paris avec les amis. Demain je pourrai me faire un bon brunch à Paris, aller à la salle de sport avant de défaire/refaire ma valise et repartir à Munich pour la semaine, puis en Autriche pour le weekend suivant et puis revenir à Munich….
Si je survie à ce mois de mai pour le moins mouvementé, je me promets de me calmer un peu en juin (en serai-je capable
et de me planifier au moins une semaine de vacances pour l’été